mercredi 8 octobre 2014

Un nouveau chaland polyxyle

Les crues à répétition de l’hiver 2013-2014 ont érodé considérablement les rives et le lit du fleuve. Cet été, lors des prospections visuelles du lit, Patrick aperçoit, à une dizaine de mètres du premier chaland monoxyle découvert en 2011, une planche au relief intrigant. Mées nous réserve décidément de belles surprises car c’est un nouveau chaland que nous mettons au jour.

Relevé d'architecture

Ce dernier se révèle très fragmenté. Mais, contrairement à son voisin monoxyle, daté au Radiocarbone de la Guerre de Cent Ans, ce dernier est monoxyle assemblé ou plutôt, comme le veut la terminologie scientifique, polyxyle. Sur un des fragments - vraisemblablement la sole - nous notons une série de trous de clous carrés, que nous retrouvons épars dans le sol, sous cette pièce de jonction.



Trous de clous dans la sole
Nous rassemblons les différents fragments pour un relevé d'architecture qui confirme parfaitement la nature de cette barque. Belles surprises que nous offre l'Adour. Ce type d'embarcation assemblé est le second découvert sur le fleuve, après celui de l'île de Mirepech à Sainte-Marie-de-Gosse. Nous quittons l'Adour avec cet émerveillement d'enfant et quantité de notes, croquis et photos à mettre en forme pour le futur rapport d'étude.

mardi 23 septembre 2014

Le chaland de Mées dans Sud Ouest

Avant de vous parler de la belle découverte de cet été, retour sur le chaland monoxyle de Mées, mis au jour en 2011 :
Sud Ouest du 16/09/11

vendredi 19 septembre 2014

En remontant l'Aran

Avec une marée basse dépassant les 100 de coefficient, la visite de l’Aran s’imposait pour identifier d’éventuels vestiges liés à la batellerie. Cette rivière de près de 48 kilomètres, que l’on nomme également Joyeuse, acueillait sur ses rives, à sa confluence avec l’Adour, plusieurs chantiers navals, construisant ou réparant notamment galupes et bachets.
L'Aran au début du XXe siècle
Les chantiers et leurs activités fourmillantes ont disparu à partir des années 20 pour laisser ses rives se recouvrir d’une végétation foisonnante. Coups de marteaux et odeur de brai chaude furent remplacés par le doux bruissement d’un vent parfumé passant entre les arbres. Des chantiers Beloc, Lamagdelaine, Lavignasse, Maire et Pelot, que reste-il aujourd’hui ?

Vue aval
En longeant la rive avec mon kayak, je pensais apercevoir quelques restes liés à cette activité, mais rien de bien flagrant. Un banc de mulets, apeuré par mon passage, saute en tous sens à la proue du kayak. Un de ces poissons fend l’eau vers les airs dans une courbe qui le fait atterrir dans mon bateau ! Il n’y restera pas bien longtemps. La chaleur m’oblige à rester sous l’abri des arbres qui étendent leurs branches au-dessus de l’eau. J’entame un demi-tour pour rejoindre Urt et l’Adour et c’est là qu’apparait, sur la rive droite, un peu avant le Port du Vern, quelques planches sortant de la rive pour se perdre dans la rivière. Vestiges d’une embarcation désormais anonyme, elle disparaitra bientôt au gré des marées et du courant. Seule trace encore visible de cette activité oubliée.


Membrures

mardi 16 septembre 2014

Pourquoi ce blog ?

Je parcours l’Adour depuis des décennies, à la recherche d’épaves d’embarcations oubliées, datant de la grande époque de la batellerie. Sur ses rives, en kayak, parfois sous ses eaux, le visage de l’Adour est multiple et changeant. Lors de ces recherches, il m’est arrivé de faire de belles rencontres, faune, flore, lieux improbables ou secrets, rencontres humaines aussi... C’est ce que je vous propose de découvrir dans ce blog dédié à un fleuve magique.