dimanche 16 juin 2019

Felix Arnaudin par Marc Large

Très beau moment de partage hier, à la Médiathèque d'Hagetmau, où j'ai pu participer à une table ronde avec Marc Large, auteur de "La folle histoire de Félix Arnaudin" et Michel Marsan, animée par Françoise Louison.
Le roman de Marc est bien entendu à lire avec passion !

Michel Marsan, Moi, Marc Large, Françoise Louison

Michel Marsan commente une carte postale où apparait l'une de ses aïeules

Le roman de Marc à la Médiathèque d'Hagetmau, à découvrir dans toute bonne librairie


samedi 25 mai 2019

Sark island


Nouveau départ vers les îles anglo-normandes que je découvre en marchant, afin d'en réaliser un carnet de voyage illustré. J'avais déjà posté quelques dessins lors de mon précédent voyage à Jersey.
Cette année : Guernesey, Herm… et Sark ou Sercq.

Un coin de Guernesey
Véritable coup de cœur pour cette dernière île qui semble oubliée par la vitesse, la technologie dévorante de notre monde actuel et le bruit.

Une journée passée à en explorer tous les recoins et… Non, je n'étais pas là pour de l'Urbex mais deux cottages abandonnés sur le bord de mon chemin… L'occasion était trop belle et je n'ai pas pu résister. 

Le long du chemin...

...la végétation pousse même sur le toit...

...et traverse les fenêtres pour pénétrer à l'intérieur.
Puis Sark, c'est aussi son littoral découpé, une enclave avec Petit Sark, que l'on traverse sur la Coupée, mais également l'un des plus petits port du monde et un ciel nocturne sans aucune pollution lumineuse.

La Grande Grève

Sur la Coupée

Creux Harbour
Un chose est sûre, j'y reviendrais !

samedi 13 avril 2019

Sortie de "Voyage aux îles"

Au mois de juin, sort le livre "Voyage aux îles" aux éditions Cairn. Un carnet de voyage d'île en île de la grande région de Nouvelle-Aquitaine.



Petit extrait :

« Je n'ai jamais su expliquer le pourquoi de cette attirance. Poser les pieds sur une île représente sans doute une manière symbolique de s'approprier « l'ailleurs ». De concrétiser des territoires oniriques, de tenter d'approcher des modes de vie différents, parfois en marge. Mes premiers bouts de terre insulaires, je les ai découverts durant l'enfance, quand mes séjours finistériens en famille nous permettaient d'accéder plus aisément aux îles voisines, l'archipel des Glénan, Sein, Groix... Déjà à cette époque, j'avais cette curiosité pour les populations îliennes avec ce questionnement qui me suivra toujours : d'où venait ce désir d'isolement en des lieux où la vie n'est pas forcément complaisante. Je trouverai, en lisant les lignes que Lucien Boulain consacrait à l'île de Sein1, une amorce de réponse : « Au milieu de ces alternatives de tempêtes, de gros temps, dans cette solitude presque continuelle, cette population aime-t-elle au moins son île ? La réponse est facile à faire. Ils s'arrachent difficilement à leurs rochers, quand ils sont au continent depuis un jour ou deux, ils semblent s'ennuyer. Ils ont hâte de retourner, paraissent inquiets si le temps vient à changer et menace de les retenir pour une autre marée, les femmes surtout, bien qu'elles redoutent le mal de mer qui doit les reprendre ». Aimer... vivre sur une île ne peut se faire sans un sentiment profond d'Amour pour cette terre d'accueil.
Plus tard, ce seront d'autres îles, pour certaines fort lointaines, la Guadeloupe, les Saintes, puis beaucoup plus proches, Aix, Jersey, Guernesey... que j'aurai le désir profond puis le plaisir de parcourir. Et toujours ce questionnement récurrent, comment l'homme s'est-il approprié les lieux en transformant un territoire parfois vierge en un lieu mûri à son image. Un lieu où l'on s'installe pour ne plus vouloir le quitter, un lieu parfois rêvé qui permet de vivre autrement en sortant des normes de la société. Un lieu où l'on recherche une forme de tranquillité, offrant refuge et intimité. Un îlien devient de fait un « être géographique ».
1« Raz de Sein » de Lucien Boulain, 1893.