mercredi 14 octobre 2015

Lutins de l'Adour

Je me suis toujours interrogé sur ces étranges cairns de galets, ces empilements instables des bords de l’Adour, que l'on trouve régulièrement dans les gravières… 


Mini-cairns de galets
Comme je n'aime pas les énigmes non résolues, je me suis dissimulé dans les branchages à Saint-Sever et j'ai attendu longuement… Puis, un matin, à l'aube, un léger bruit de cailloux qui roulent, une cavalcade, un ricanement amusé, puis…
 
Un autre...
 Il y a des lutins qui vivent sur le bord de l'Adour ! J'ai saisi au téléobjectif ce dernier qui montait galet après galet son minuscule cairn.

Démasqué !
Comment ? Vous ne me croyez pas ? Allez donc faire un tour sur la gravière de Saint-Sever ! Non mais !

dimanche 4 octobre 2015

Un couralin à Urt

Embarcation emblématique du fleuve et de ses pêcheurs, le couralin. J'ai pu croquer celui-ci sur les berges de Urt, non loin du port où il attendait la marée haute.

Couralin sur les berges de Urt





lundi 28 septembre 2015

Le bac de Hinx

Le port de Hinx n’est plus aujourd’hui fréquenté que par des pêcheurs à la ligne ou quelques promeneurs. Il subsiste cependant sur ses rives, le dernier bac de l’Adour piloté par l’ultime passeur de Hinx, Monsieur Bergeron. 

Le bac de Hinx repose sur un tapis de verdure

Ce bac motorisé de métal mesure treize mètres de long pour quatre mètres trente de large, et permettait de faire passer d’une rive à l’autre, tracteurs, bétail et marchandises agricoles, jusqu’en 1992. Ce service de bac reliant Téthieu à Hinx existait depuis plusieurs siècles. 

Treize mètres de long
On peut noter le tarif des passages établi au XVIIIe siècle, par le sous-préfet Forsans de Dax : « Un homme chargé ou non : 5 centimes, un homme à cheval : 10 centimes, (…), un char chargé avec bœufs et bouvier : 30 centimes, (…), une voiture à quatre roues autre que les chars : 40 centimes, (…), cochons, brebis, moutons : 3 centimes, chaque oie : 1 centime ». 

Le bac à Sorde-l'Abbaye transporte encore tracteurs et kiwis !

dimanche 6 septembre 2015

Bayonne par Claude Joseph Vernet


    Une des deux vues de Bayonne, exécutées par le peintre Claude Joseph Vernet (1714-1789), dévoile une image de la plupart des embarcations de l’Adour en 1761 dans le faubourg de Saint-Esprit. La mode étant à la reproduction de toiles remarquables, deux dessinateurs et graveurs Charles Nicolas Cochin (fils) (1715-1790) et Jacques Philippe Le Bas (1707-1783), exécutent une copie de la toile de Vernet en 1764. 
 
Reproduction de la toile de Vernet
Reproduction fidèle à l’original, qui offre la possibilité à l’époque, grâce à l’impression en série, d’une meilleure diffusion des documents iconographiques. La gravure permet de mieux appréhender la foule de détails qu’a retranscrit l’œil du peintre. Devant un trois mâts marchand en carénage, penché dans les eaux du fleuve, on peut remarquer un halo - long chaland de la Nive - chargé de marchandises, plusieurs tilholes sur la rive ou sur l’eau, manœuvrées aux avirons, des chalands, une galupe, des pinasses cabanées, un chalibardon et son long aviron de queue et plusieurs couraux à l’aplomb du navire en carénage, utilisés par des calfats.

vendredi 28 août 2015

Ombles & truites

Retour vers les sources de l'Adour où j'ai repris mes pinceaux (enfin, mes feutres pour être plus précis ;-) pour croquer deux poissons emblématiques des torrents de montagne.


Truite Fario & Omble de Fontaine

samedi 15 août 2015

L'épave de Bégaar



Lors d’une recherche de vestiges d’embarcations, il ne faut jamais écarter les précieuses informations glanées auprès des utilisateurs du fleuve : pêcheurs, chasseurs, riverains… L’épave de Bégaar m’a été révélée par un pêcheur justement, qui se souvenait avoir vu des « planches toutes droites » sortir de la berge en période d’étiage. La zone de recherche est immense mais les vestiges devraient se trouver rive droite de l’Adour après un bois de carolins. Le bois est trouvé, mais les rives sont longues, très longues…
Patrick et Jean-Michel m’accompagnent ce jour-là et il nous faudra marcher près de deux kilomètres en bordure de fleuve, puis sur des berges à la végétation inextricable, pour enfin apercevoir dans un coude ces fameuses « planches toutes droites ».

L'épave pointe hors de la rive
Oui ! Une épave ! Ses bordés verticaux sortent de la berge et s’enfoncent dans l’Adour et l’on devine sous l’eau une série de membrures et un plancher bien plat (la sole), typique des embarcations fluviales.
Quant à sa typologie précise, seul un relevé d’architecture (prochain) pourra nous éclairer.

Bordés verticaux

samedi 1 août 2015

Cascade de Magenta



Longue balade aux sources de l’Adour pour admirer entre autre, la cascade de Magenta à quelques kilomètres de Lesponne. Etrange nom pour une cascade, mais la tradition veut que lors de la construction de la passerelle qui la surplombe, les ouvriers aient entendus parler le la victoire du maréchal Patrice de Mac-Mahon lors de la fameuse bataille de Magenta en 1859. Pont baptisé de facto l’année d’après, pour célébrer cette fameuse victoire de la campagne d’Italie.

Vue depuis la passerelle
Aujourd’hui, un orage de montagne gronde et déchire la vallée, le flux du ruisseau du Hourc gonfle rapidement. La cascade et sa vasque se teintent de brun sous un ciel de plomb.

La vasque se teinte de brun