samedi 30 avril 2016

La pêche au Tioup

Dernière ligne droite dans la réalisation du carnet de voyage consacré à l'Adour. J'ai rencontré aujourd'hui Patrick à Audon (capitale de l'alose), qui me parle d'une technique de pêche au carrelet, nommée localement « Tioup » ou « Tchoup ». Nom donné certainement pour le bruit que fait le filet, en plongeant dans l'eau : Tioup !
Le "Tioup" repose sur le fond.

Ce grand filet tendu entre quatre branches recourbées de noisetier, est jeté dans le cours de l'Adour afin de prendre le poisson roi du fleuve, l'alose. Cette technique qui tend à disparaître, ne connaît plus qu'un dizaine de pratiquants sur cette portion du fleuve.

Remontée du "Tioup" tenu à bout de bras.

L'alose remonte le courant pour frayer, ne pouvant plus désormais aller plus en amont, stoppée par le barrage de Saint-Maurice.

Merci à Patrick pour cet exposé passionnant et sa démonstration pleine de générosité.

mercredi 20 avril 2016

La Bayoune

La galupe « Bayoune », construite en 1998, est une reproduction fidèle de ses illustres ancêtres fluviaux. Elle représente le symbole de l’association Val d’Adour Maritime qui a entrepris de longs travaux de restauration, afin qu’elle ne disparaisse pas dans la Bidouze. Elle repose aujourd’hui au port de Guiche.

Clin d'œil amical à l'Association Val d'Adour Maritime et tout particulièrement à son Président, Barthélémy Savary.


La "Bayoune" avec son manteau de givre.

dimanche 3 avril 2016

Kayak sur la Gioule

L'Adour se veut difficile… Sous le pont de Cazères qui se donne des « airs » avec son enveloppe blanche, sans pouvoir rivaliser avec le Pont-Neuf habillé par Christo, je tente une remontée du courant. En vain. Je m'épuise à ramer contre ce flot qui ne veut pas de moi. Demi-tour !


Arggg ! Un faux Christo !


Trop de courant, demi-tour...
Plus loin, s'étend le lac de la Gioule, plus calme à parcourir. Quelques rares promeneurs, un pêcheur. Je longe les rives qui s'habillent de printemps. 

Les rives du lac.

La digue.

La première digue franchie, je me plonge dans le second lac, plus sombre d'eau. Plus sauvage aussi, une poignée d'arbustes tendent leurs branches hors de l'eau.

Berges du lac, champ de maïs. Je lève la tête vers le clocher de Lussagnet à une centaine de mètres. On devine les toitures des maisons… Dans le champ, belle surprise, un chevreuil juvénile grignote les vieux épis de maïs échappés de la récolte. Il me voit dans ma coque jaune fluo mais ne semble pas effrayé.
Au loin, les premiers toits de Lussagnet.
Mon pote le chevreuil.
Ma première épave lacustre ! Las, c'est un antique pédalo. Ça me change des pirogues monoxyles que j'aime à chercher au fond de l'Adour.

Pédalo touché coulé !

Bout du lac, j'emprunte la Gioule et navigue dans une forêt engloutie. Au dessus des branches, tournoie une buse en quête d'une proie. Un petit air de bayou landais.


Forêt engloutie de la Gioule.
 Le ciel qui s’assombrit m'invite au retour.

mardi 29 mars 2016

De Grenade à Saint-Maurice

Petite balade en images entre Grenade-sur-l'Adour et Saint-Maurice-sur-l'Adour, jusqu'au barrage seuil...

Départ de la cale de Grenade.

Les pieds bien calés, on se laisse glisser au grès du courant...

Rive droite : "Le petit pont de bois, qui ne tenait plus guère..."

Est-ce une aigrette blanche qui joue à cache-cache ?

Abri de pêcheurs en duo ?

Arrivée au barrage seuil.






mercredi 2 mars 2016

La caresse des arbres

"La caresse des arbres" : un petit livre à paraître, qui parle bien entendu de l'Adour, mais pas que...



« Je déteste les forêts au cordeau où l’homme décide, impose et façonne. Celles que j’aime se révèlent des amantes difficiles, des forêts « amazones » où l’homme s’incline ou se détourne ».
La « Caresse des arbres » invite au voyage à travers les forêts qui accompagnent l’auteur depuis l’enfance. Des vastes territoires forestiers aquitains aux sylves bretonnes, en passant par les forêts pluviales des Antilles et les bois sombres du Pays de Galles, un carnet de voyage, un témoignage de l’instant à travers la magie des arbres et des hommes qui les fréquentent.

vendredi 8 janvier 2016

Le dernier bachet de Guiche

La proue tricolore (rouge, blanche et noire) du bachet « Les Arroques » repose à proximité du bar-restaurant « Le Gantxo » de Guiche. Un des rares vestiges peint, sinon le seul encore visible, de ce type d’embarcations fluviales.
 
La proue des "Arroques"