Du fleuve à la plage il n'y a qu'un pas ! Une autre de mes passions, le beachcombing. Dans cette vidéo tournée pour la chaîne Arte, votre serviteur, barbu et chevelu, vous présente sa passion avec ses comparses, Marc et Thierry.
Exploration des territoires de l'Adour : nature, histoire humaine, épaves fluviales, Urbex et miscellanées de son auteur
jeudi 28 juillet 2016
samedi 23 juillet 2016
Halage d'une gabare à Dax
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| Poussez-vous les oies ! |
Rare image du halage d’une gabare sur l’Adour. A ma connaissance, la seule carte postale présentant ce geste sur l'Adour. Les trois hommes peinent sous l’effort en tractant une gabare à l’aide d’une « chirgue » ou « cordelle ». Les oies des berges dacquoises ne semblent pas perturbées outre mesure par cet étrange équipage
vendredi 17 juin 2016
La caresse des arbres : il est sorti !
"La caresse des arbres" vient de sortir ! Si vous souhaitez commander un livre avec dédicace personnalisée, n'hésitez pas à me contacter : gilles.kerlorch[a]gmail.com
Un petit extrait :
| La caresse des arbres |
Un petit extrait :
" La
coque, avalée par la vase, s’enfonce au fil des années. Les crues
lissent, dépersonnalisent pour en gommer l’origine humaine. La
forêt qui y pousse, prends de l’ampleur, étend ses ramures
au-dessus du courant, pousse ses racines jusqu’à en arracher les
planches de bordé. Celle que j’avais découverte voilà vingt-ans
lors de ma descente de l’Adour, s’efface puis se renouvelle de la
terre qui la nourrit. Bientôt, l’Adour comptera une nouvelle île.
Cette
rencontre m’a incité à m’intéresser aux vestiges
d’embarcation, passant beaucoup de temps sur mon canoë explorant
les affluents ou sous les eaux parfois turbides du fleuve à tenter
de retrouver les squelettes de bois d’une époque révolue. La
forêt est toujours présente dans mon esprit, en partant à la
recherche de ces arbres couchés par l’homme pour devenir des
moyens de transport fluviaux. Je crois même pouvoir dire que les
embarcations qui me touchent le plus, sont ces rares « pirogues »
que l’on appelle localement chalands monoxyles. Fascination pour
ces fûts de chêne aux proportions suffisamment homogènes pour y
creuser une barque capable de porter hommes et marchandises.
Aujourd’hui, on ne trouve plus guère de chênes vénérables
capables d’accueillir le corps d’une embarcation, abattus trop
tôt pour devenir géants des Barthes. J’aime à découvrir ces
épaves, les ausculter, les dessiner, et tenter de redécouvrir leurs
fonctions premières, leur nom, leur propriétaire des siècles
passés… Souvent, les épaves ne sont plus que débris, la coque
démantelée par le temps et le courant se retrouve essaimée sur des
centaines de mètres en aval. Parfois une découverte fascinante
survient qui nous plonge plus profondément encore dans les méandres
de l’Histoire.
Ce
jour-là, nous sommes six à ausculter une plage de sable dévoilée
à marée basse. Un peu plus bas, la carcasse d’un couralin achève
de s’ouvrir comme un fruit trop mur. Il n’en restera rien après
une dizaine de saisons accompagnées de ses crues hivernales.
Philippe, bloc de plongée sur le dos, ausculte le lit du fleuve à
tâtons, Jean-Jacques et Julien scrutent le sable à la recherche du
moindre vestige apparent. Patrick, quant à lui, son éternel bâton
à la main, furète à la lisière de l’eau qui s’échappe au fil
de la marée. Ces recherches archéologiques sont bien entendu liées
à ma passion pour l’Histoire, mais plus encore, au cadre naturel
qui m’entoure. L’Adour est un fleuve majestueux, profondément
sauvage, sans demi-mesure, lorsque l’on quitte l’urbanisation
riveraine : ses Barthes indomptées, zones inondables à la
faune et la flore d’une richesse qui touche à la magie. Ses rives
à la végétation dense, voile protecteur. Ses secrets divulgués à
chaque coude. J’ai plaisir à m’y plonger, même si pour
certains, l’eau, chargée de particules en suspension et à la
qualité douteuse, n’invite pas au corps à corps. Je savoure
toujours avec délice ce que l’Adour peut m’offrir, la tombée du
jour et l’éveil de la vie sauvage, bruissements, appels stridents,
plongeons, clapots... L’onde qui ouvre la peau du fleuve lorsqu’un
poisson en goûte la surface. L’Adour invite à la rêverie, la
nonchalance, l’Adour aide à l’introspection.
Patrick
me hèle de sa voix qui porte, je le vois s’agiter au loin avec de
grands mouvements de bras. Patrick est un homme du fleuve, né sur
ses rives, il y passera sa vie entière, curieux de tout, avec ce
plaisir intarissable de la découverte d’un enfant de soixante ans.
L’Adour pour lui, rime avec Amour, et il aime en parler, le
partager tantôt avec passion, tantôt avec malice, mais toujours
avec générosité. En m’approchant de lui je devine dans ses yeux
une lueur d’exaltation, il me montre du doigt une section de bois
qui affleure la surface de la plage de graviers. Non pas une branche,
mais une planche percée de petits trous circulaires de la taille
d’un doigt. Sous nos mains, nous sentons la planche se prolonger
sur des mètres… Epave, le mot est lancé. Nous reviendrons une
fois les autorisations administratives en main pour mettre au jour
cette mystérieuse relique. Ce jour nous l’attendons avec une
impatience que nous peinons à dissimuler".
dimanche 5 juin 2016
Saligues de l'Adour
Balade dans les
saligues du Pays grenadois, entre Cazères-sur-Adour, Renung et
Bordères-et-Lamensans. Peu de monde sur le chemin aménagé, il faut dire que les 27° de l'après-midi, n'incitent pas à une longue promenade.
| Lac côté Cazères |
Le chemin s'enfonce par endroit dans une
végétation plus dense ponctuée de plans d'eau. Du côté de Cazères, un vaste lac et, proche de la berge, une tonne à canard entourée de dizaines de "formes". Au dessus de moi,
frênes, saules, aulnes et peupliers majestueux.
| Vers l'aval |
| Vers l'amont |
Sur les rives de l'Adour tapissées de galets, c'est un pur instant de quiétude. Je me trouve un endroit caché et à l'ombre, entre des troncs flottés pour observer le ballet des oiseaux venus se nourrir entre les galets.
dimanche 29 mai 2016
Adour, fleuve nature
J'ai eu le plaisir de signer, entre autre, l'article "Adour, fleuve nature", dans le quatrième numéro de la magnifique revue "Terres des Landes".
A découvrir dès ce mois-ci dans les kiosques !
![]() |
| Terres des Landes n°4 |
samedi 14 mai 2016
Lutineries
J'avais évoqué dans un précédent article, les Lutins de l'Adour, si, si !!!!!! Des lutins, vous avez bien lu !
J'ai eu l'immense plaisir de co-signer avec Hervé Thiry-Duval, conteur et féericologue, le livre "Lutineries, à la rencontre des lutins de France" qui vient tout juste de sortir cette semaine.
OÙ SONT PASSÉS LES LUTINS ?
Ceux qui gambadaient dans les pages des livres ou les mots des conteurs. Ceux qui vivaient encore, il n’y a pas si longtemps, à quelques pas des mortels. Les moqueurs, les espiègles, les cruels. Ceux qui effrayaient par leurs cris ou leur tapage toute une maisonnée, ceux qui dérangeaient l’ordonnance d’un habitat à l’image d’une trombe surnaturelle.
Aujourd’hui, plus de lutins. Disparus ? Envolés ? Chassés ?
NON ! Le Petit Peuple se révèle toujours là. Mais, pour espérer un jour l’apercevoir, il faut savoir le respecter, l’apprivoiser, le rassurer. Lors d’une balade en forêt, observez tous les petits signes que les lutins aiment à laisser derrière eux, comme autant de messages vaporeux qui nous sont destinés : un assemblage incongru d’objets chapardés, une petite porte dissimulée entre les racines d’un chêne vénérable, des traces de pas minuscules serpentant jusqu’à un cours d’eau ou un étang… Observez, écoutez, patientez et vous les trouverez. Mais avant tout, en tournant les pages de ce livre, apprenez à les connaître pour ensuite les aimer, ils vous le rendront au centuple.
Aimer l'Adour, c'est aussi rêver, non ?
J'ai eu l'immense plaisir de co-signer avec Hervé Thiry-Duval, conteur et féericologue, le livre "Lutineries, à la rencontre des lutins de France" qui vient tout juste de sortir cette semaine.
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| Editions Le Temps Présent |
Ceux qui gambadaient dans les pages des livres ou les mots des conteurs. Ceux qui vivaient encore, il n’y a pas si longtemps, à quelques pas des mortels. Les moqueurs, les espiègles, les cruels. Ceux qui effrayaient par leurs cris ou leur tapage toute une maisonnée, ceux qui dérangeaient l’ordonnance d’un habitat à l’image d’une trombe surnaturelle.
Aujourd’hui, plus de lutins. Disparus ? Envolés ? Chassés ?
NON ! Le Petit Peuple se révèle toujours là. Mais, pour espérer un jour l’apercevoir, il faut savoir le respecter, l’apprivoiser, le rassurer. Lors d’une balade en forêt, observez tous les petits signes que les lutins aiment à laisser derrière eux, comme autant de messages vaporeux qui nous sont destinés : un assemblage incongru d’objets chapardés, une petite porte dissimulée entre les racines d’un chêne vénérable, des traces de pas minuscules serpentant jusqu’à un cours d’eau ou un étang… Observez, écoutez, patientez et vous les trouverez. Mais avant tout, en tournant les pages de ce livre, apprenez à les connaître pour ensuite les aimer, ils vous le rendront au centuple.
Aimer l'Adour, c'est aussi rêver, non ?
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| Sud Ouest du 13/08/16 |
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| L'Est Républicain du 07/08/16 |
samedi 7 mai 2016
A hauteur d'arbres - Sud Ouest Mag
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